Menu Fermer

l’immobilier au Maroc, baisse des prix au 1er semestre

baisse des prix

L’immobilier, secteur historiquement résilient, commence à ressentir les effets du confinement et ses répercussions sur la conjoncture économique. La baisse brutale des transactions immobilières dans un marché où le rapport demande/offre est déséquilibré a logiquement mené à une baisse des prix.


Les chiffres:

la BAM souligne les principaux renseignements de son analyse comme suit, rapporté par BLADI.NET: “ La baisse des ventes en général : 38% pour le résidentiel, 53,7% pour les terrains et 54,2% pour les biens à usage professionnel. Également en baisse, le nombre de transactions : 55,3% pour le résidentiel, 59,1% pour les terrains et 57,2% pour les biens à usage professionnel.. À côté des ventes, du résidentiel et des biens à usage professionnel, les maisons sont les plus impactées.Au niveau des ventes, BAM informe qu’elles ont baissé de 55,3%, avec des reculs de 54,9% pour les appartements, les maisons (66,6%) et 44,5% pour les villas. Pour ce qui est du foncier, les coûts des terrains ont diminué de 3% et les transactions ont régressé de 53,7%. Le commercial n’est pas à l’abri ; une diminution de 1,5% des prix des locaux commerciaux et une hausse de 1,4% au niveau des bureaux. Le volume des transactions a, pour sa part, baissé de 54,2%.
A Rabat, les prix se sont repliés de 5,9% en glissement trimestriel, avec des baisses de 6,7% pour le résidentiel et 10% pour les biens à usage professionnel. Ce n’est pas le cas dans la catégorie des terrains où on enregistre une hausse de 3,8%. Les transactions elles ont diminué de 57,1%. A Casablanca, on enregistre une baisse de 3,4% pour le résidentiel, ainsi que des hausses respectives des terrains et des biens à usage professionnel de 1,3% et de 3,3%. S’agissant des ventes, elles ont baissé de 27,4% traduisant des diminutions de 21,8% pour les biens résidentiels, de 47,9% pour les terrains et de 49% pour les biens à usage professionnel
.” 


L’explication:

Les chiffres présentées ci dessus dessine un paysage d’un secteur en crise. Ceci n’est pas un secret.  L’arrêt de la majorité des activités économiques a forcé des entreprises a déposé le bilan, d’autres à arrêter momentanément leurs activités; ce qui a forcément eu une conséquence sur l’immobilier professionnel. Plus d’offres, moins de demandes, les prix baissent.
L’économie marocaine est en face d’une récession sur l’ensemble de l’année 2020, la première depuis plus de deux décennies, sous l’effet  de la sécheresse et de la pandémie.
La contraction du PIB de 5.8%, le déficit budgétaire de 7.4% ainsi que l’incertitude et la volatilité économiques ont impacté l’emploi et le pouvoir d’achat du citoyen marocain. Automatiquement, les transactions immobilières vont fléchir sous le poids de l’impact socio-économique de la COVID-19. Et encore une fois, plus d’offres, moins de demandes, les prix baissent.

La solution?:

Pour ce qui est mesure immédiate, la LFR (loi de finance rectificative) a prévu des mesures pour accompagner une reprise rapide des activités du secteur, comme expliqué par MAPEXPRESS.MA: “La suspension de l’application du référentiel des prix de l’immobilier, l’exonération totale et la réduction des droits d’enregistrement, l’extension du délai de construction pour les promoteurs immobiliers. Toutes ces mesures réformatrices s’ajoutent à d’autres dispositions fiscales transversales prévues par la loi de finances rectificative 2020 dont celle de la déductibilité des dons au fonds de gestion de la pandémie du Covid-19.”

Ceci dit, ces mesures doivent être accompagnées obligatoirement par des réformes macro-économiques qui accompagneront l’agent économique marocain et qui auront le rôle d’absorber toute future crise économique.

Partager:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *