Menu Fermer

Repenser l’immobilier pour éviter le Krach

krash

2020, nous y sommes. On croyait avoir des voitures volantes, malheureusement ça va attendre un petit peu. Mais tout a clairement muté et nous vivons aujourd’hui dans un monde définitivement différent de celui des années 90’. La révolution numérique, les mouvements sociaux, l’évolution du besoin humain et ses aspirations, rien n’a été épargné. Et ça n’a pas toujours été joli. Cette brise (tempête) de changement a logiquement été transférée à l’immobilier et au besoin primaire de l’Homme moderne: Le besoin de se loger. 

L’humain au centre?

Le développement immobilier frénétique a contribué à l’explosion des prix. Ce n’est ni la qualité des matériaux de construction, ni l’architecture. Oui, le secteur de l’immobilier au Maroc, comme crié sur tous les toits, est “historiquement” en crise mais le marché se bat contre lui même. Les rares baisses des prix concernent des petites villes ou des quartiers bien précis, qui enregistrent un petit exode rural. Donc plus d’offres, moins de demandes = les prix baissent. 

Dans des villes comme Casablanca, Rabat, Kenitra ou Marrakech qui constituent un vecteur économique important, où les opportunités d’emploi sont moins rares, les prix ne cessent d’augmenter. Ce qui pousse l’acheteur/le locataire à s’éloigner de la ville, en sacrifiant quelques heures par jour de navette pour un prix plus raisonnable, et pour avoir accès au club, de plus en plus restreint, des acquéreurs.

Le salaire moyen a augmenté, le PIB aussi, mais l’inflation et le coût de la vie ont suivi, ce qui fait que l’accès au logement pour la classe moyenne et les jeunes surtout, dans les grandes villes, est devenu compliqué.
Repenser l’immobilier passe obligatoirement par une remise en question de toutes les parties prenantes du secteur. Cette course éperdue nuit non seulement à la qualité de vie du citoyen, mais plus dangereusement (économiquement parlant), cela alimente une bulle immobilière, qui va certainement exploser.

Une bulle tu dis? 

Notre tuteur collectif, Wikipédia, nous dit qu’une bulle immobilière est : “une hausse de la valeur des biens immobiliers. Elle se traduit par un écart important et persistant entre le prix des immeubles et la variation de ses déterminants fondamentaux économiques comme les salaires ou le rendement locatif. Cette spéculation immobilière, lorsqu’elle est effectuée à crédit, fait courir des risques aux créanciers comme aux emprunteurs

Et comme vous l’aurez remarqué, c’est exactement ce qui se passe au Maroc. Pour arriver à ce stade, les prix doivent augmenter dans une conjoncture économique où les salaires baissent, l’emploi est plus rare, l’incertitude économique est installée. Ça doit être accompagné par une baisse des taux d’intérêts et un rapport offre/demande déséquilibré, non libération des espaces fonciers et gestion urbaine “illogique”.

Comment repenser l’immobilier alors?

Repenser l’immobilier est un travail collectif qui a besoin d’une volonté collective. Les parties prenantes doivent se mettre d’accord sur un plan d’action où concessions et petits sacrifices se succèdent, à court terme. L’Etat doit prendre des mesures qui visent à améliorer la gestion de capital foncier en retravaillant aussi le modèle de gestion urbaine.
Repenser l’immobilier c’est aussi repenser le produit. Il faut obligatoirement s’adapter aux nouveaux besoins et préférences du marché, qui ont été accentué par la pandémie.
Les banques doivent assurer leur part de responsabilité dans la gestion financière des crédits octroyés. 

L’immobilier, résilient et hermétique à la nouveauté est aujourd’hui devant l’obligation de se réinventer. La nouvelle génération d’acquéreurs, les MILLENIALS, a d’autres priorités, obligations et besoins. Heureusement pour le monde.

Partager:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *